christophe Miossec dans mon lecteur ... je n'ai aimé que toi... et s'il me parlait de moi... je m'en vais bien avant de te trahir... je m'en vais toujours avant d'être laissé... quitte à en souffrir ... à souffrir pour souffrir je préfère donner le signal du départ... je préfère nous condamner avant d'avoir à me demander si tout cela peut bien durer... toute ma vie a été comme cela. comme si je ne voulais pas me laisser vraiment attraper par l'attachement qui m'étreint... je m'en vais avant que je ne puisse plus le faire. je préfère que tu me détestes avant de trop m'aimer... je veux que l'on m'aime, mais je ne veux pas que que l'on m'aime trop pour m'arrêter... je ne peux pas m'arrêter, je veux continuer cette quête inaccessible, je veux être dans la vie, être en vie ne me suffira jamais...
être vivant pour qui, pour quoi ?
être vivant, c'est essayer de ne pas être mort avant l'heure fatidique...
je ne peux me résoudre à me laisser prendre par mes sentiments, et pourtant ces sentiments me font rester vivant... quelle drôle de contradiction !
aucune rencontre amicale ou amoureuse ne me suffit, tout se consume dans les flammes de mon enfer!
les autres brillent, les autres calculent et moi je ne compte sur rien ...
3 ans que je l'aime déjà!...
au début, elle avait tout du succès de l'année !! promise pour le début de l'été, elle devait être le tube des tubes.
elle est devenue définitivement le symbole du printemps , le bouton de rose qui s'ouvre à vue d'oeil, la pivoine que l'on attend des semaines, des mois et qu'on retrouve un matin ouverte alors qu'on avait mis son impatience en sommeil...
impatience, c'est d'ailleurs le mot qui convient le mieux quand je pense à elle... impatience d'être cet autre autre homme, différent ancré dans la vie, impatience de ne plus être seulement moi, impatience de ce premier regard croisé, impatience d'aller quérir son amour sans limites...
je l'ai aimé dès le premier regard, je l'aimé et sûrement trop aimé, trop fort trop vite comme si l'on pouvait donner à un seul être ce trop d'amour que l'on avait accumulé pour d'autres...
je n'ai jamais compris que les choses ne se vivent pas toujours selon notre rythme selon notre désir... j'ai toujours voulu être celui par qui les choses arrivent, le guide de chacun sans tenir compte du rythme de l'autre...
J'ai souffert de ce trop d'amour témoigné, j'ai pleuré plus qu'à mon tour, j'ai mis mon cœur à nu j'aurais donné plus que ma vie pour un sourire...
et puis un jour, les mots sont venus compléter les soupçons. Des mots comme des bulles d'oxygène, des bouteilles à la mer venues se cogner contre mon âme...
j'ai savouré chacun de ces mots, goutés et regoutés, et mon thorax s'est déchiré, mon cœur a explosé, débordé et mon sang a coulé de toutes parts...
depuis ces moments, mon sourire s'est figé sur la position bonheur, et je crois que seul sa mort pourrait maintenant me dégoutter de vivre.
Je suis en vie, elle est la VIE et mon sang je le sens ne fait qu'un tour quand elle s'approche de moi, me regarde dans les yeux avec intensité pose ses mains sur mes joues et me murmure : je t'aime...
Elle est l'essence de mes sens, le sens de ma VIE...
elle, c'est ma fille
et elle a 3 ans demain,
3 ans d'amour de chaque instant,
elle pèse 3 ans d'amour et une tonne de bonheur...
bon anniversaire à toi ma fille qui rend la vie vraie, simple et heureuse...
quelque part au delà de l'arc en ciel, il y a toi et rien d 'autre...
c'est un tournant de ma vie...C'est un moment particulier avec un drôle de sentiment qui se balance au dessus de ma tête...
42 ans, la moitié d'une vie, de ma vie ou presque et un premier bilan d'étape à faire avec ou sans urgence.
Qu'ai je réussi ou raté ? quelles étapes ai je omises ou éludées ? quelles portes n'ai je pas voulu ou pu ouvrir ?
Tout cela n'a qu'une importance somme toute relative. Seul compte aujourd'hui mon état, celui dans lequel je me trouve aujourd'hui ...
eh bien voilà, aujourd'hui je vais bien, très bien même et si quelques récents évènements ont encore sur moi des effets gênants, cela ne devrait guère durer, la vie est là, belle et simple, qui reprend son cours...
L'autre jour, je me suis installé dans un café et j'y ai passé une partie de l'après midi . J'ai regardé les visages , croisé les regards, vu les gens qui passaient, ceux qui s'attablaient... j'ai regardé la vie autour de moi et je me suis senti profondément en elle... J'ai gouté le souffle de l'air, aspiré de pleins bouffées de ce tabac cubain enivrant et humé le parfum des femmes et des hommes qui me frôlaient... Assis dans ce fauteuil, je me suis senti hors de moi, je me suis élevé et j'ai envahi l'espace environnant... Je me suis regardé, observé, jugé examiné...
et je me suis retrouvé comme celui que j'étais à 18 ans, doté d'un immense appétit de vivre... j'ai 42 ans mais définitivement, pour toujours, je venais d'avoir 18 ans...

connaissez vous le bonheur de pétrir la terre ?!!
j'ai découvert il y a quelques années le plaisir de travailler la terre, l'argile plus précisément, et un monde nouveau s'est ouvert à moi...
partir de rien, un morceau informe, laisser ses mains courir sur la matière, la malaxer, la pétrir et laisser son esprit vagabonder...
Quand l'imaginaire prend le dessus et se connecte avec vos mains, de rien naissent alors les formes les plus improbables...
cet art est un accoucheur des méandres spirituelles les plus enfouis
modeler la terre comme on peut modeler sa vie...
ce bord de mer, très agréable, attire chaque week-end, les lilloiset autres chtis du coin qui viennent prendre un bain ... de bon air...
la plage est très large, très propre et aménagée de jolis petites cabines qui lui donnent un côté début de siècle fort mignon.
A la panne, l'air est bon, et la promenade prend des airs de croisette, les encombrements en moins.
Si vous avez envie, de soleil,si si, de plage et de bonnes glaces , alors n'hésitez pas allez à La Panne, à 80 kms de Lille...
bienvenue sur la côte belge
pourquoi légendes qui sèment
sondent-ils toujours un peu l'hymen...
un train qui file à toute allure
un train qui file et qui m'emporte
j'ai des choses dans ma tête, des images qui circulent
mes yeux s'embrument, mon chagrin se transporte...
alors restent les souvenirs, les gestes à peine esquissés,
tous ces instants nombreux qui semblent vides sans toi
et si la vie nous garde son gout d'amer sucré
je me demande si ce monde nous donnera un jour un toit...
Dans ce train de grisaille qui emmène sans pitié
je regarde les visages, ces visages autour de moi
tous ces visages vides d'avoir trop ou trop peu aimé
ces visages et ces cœurs qui comme moi espèrent un TOI
Espèrent ils encore le souvenir de ces étés
où tout semble possible, où tout semble s'y prêter
Où les bras s'ouvrent et les verbes sont gais
comme si changer les saisons en été
c'est ce qui pousse à toujours croire
en nos vies, nos images, nos lumières, nos espoirs..
Il ne reste qu'à attendre un train qui nous emmène vers le soleil
vers un endroit de lumière empli de bruits de vie...
On avait cherché un endroit
Couleur de ciel, un lieu de prières
Et d’envies, un jardin d’hier
Ou les caresses ne sont que lois
Et les rêves ont l’odeur
Des parfums d’autrefois
Et des soirs de bonheur
Qui nous faisaient pleurer parfois…
On avait trouvé une lumière
Nous préservant du temps passé
Nous protégeant contre la guerre
étourdissant d’une clarté
Nos souvenirs de gaieté
Et ton âme dans cette lumière
était image de Vérité…
On était resté à l’abri
Des bombes et des gens qui crient
On savourait les heures les secondes
Pour que jamais la lumière ne fonde
En passant les nuits à rêver
Et nos larmes sucrées avaient un gout d’éternité…
A l’abri des bombes et des gens qui crient
il y a vingt ans, disparaissait cet homme unique à l'humour affuté comme une lame de rasoir.
Sa plume, exceptionnelle, était empreinte d'une modernité très souvent copiée mais jamais égalée;
oui, monsieur Pierre vous aviez raison, on peut rire de tout, et je m'efforce de l'appliquer chaque jour de ma modeste vie, on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui, et ça, croyez moi, c'est la plus grande misère de notre foutue société...
Alors, monsieur Pierre, si vous étiez encore en vie, aujourd'hui, de qui, de quoi vous seriez vous gaussé ?
Notre époque n'est probablement pas si drôle, mais les occasions de se moquer du monde ne manquent pas. Alors que l'inspiration fleurit partout et à chaque instant, la turgescente farce des grands de ce monde mériterait bien qu'on réclame un miracle : qu'on ressuscite monsieur cyclopède père nourissier de monsieur manatane et autres personnages absurdes mais justement répulsifs des cons...
vous reprendrez bien une bière...
de toute façon, on ira tous au paradigme!
Guy Debord en a si bien parlé, de cette société où tout ne serait désormais que spectacle de la désolation, de l'affichage et du paraître...
Le spectacle est partout désormais, partout et sur toutes les lèvres... tout le monde veut en faire partie, veut en être et la télé-réalité est aujourd'hui largement dépassée par la réalité de la télé...
Ils nous proposent plusieurs styles mais l'objectif est commun, faire fortune, de la thune sans savoir si tout cela nous importune... ou non...
non tout cela sent mauvais, et même si certains semblent se la jouer façon second degré, avec dérision et impertinence, cela sonne faux, tout cela sonne le bien pensant, le succédané ironique, en tout cas pas le succès de l'année plutôt le succès des damnés...
merci d'endormir nos consciences, les impertinents du spectacle...
on je n'ai aimé que toi...